Acheter un logement est souvent le projet d’une vie. On rêve d’un chez-soi, on compare les taux de crédit, on calcule l’apport… mais un détail souvent oublié vient parfois tout chambouler : la fiscalité.
Et soyons honnêtes : personne n’achète un appartement ou une maison par passion pour les taxes. Pourtant, les comprendre est essentiel pour éviter les mauvaises surprises.
Aujourd’hui, je vous propose de faire simple (oui, promis !) et de passer en revue les grandes lignes de la fiscalité immobilière.

1. Les frais de notaire : pas seulement pour le notaire
On les appelle « frais de notaire », mais attention : plus de 80 % de cette somme va en réalité… à l’État !
Ces frais comprennent :
- Les droits de mutation (appelés aussi « frais de transmission »), qui représentent la plus grosse partie.
- Les émoluments du notaire, c’est-à-dire sa rémunération réelle.
- Les débours, soit les frais avancés par le notaire (documents, formalités…).
💡 Bon à savoir :
- Dans l’ancien, comptez environ 7 à 8 % du prix du bien.
- Dans le neuf, ces frais tombent à 2 à 3 %.
2. La taxe foncière : une dépense annuelle à ne pas oublier
Quand on parle mensualité de crédit, beaucoup oublient de budgéter la taxe foncière. Pourtant, c’est une dépense récurrente qui peut varier fortement selon la ville.
👉 Exemple :
- Dans une petite commune, la taxe foncière peut être de 400 € par an.
- Dans une grande métropole, elle grimpe facilement à 1 500 €, voire plus.
💡 Deux conseils pratiques :
- Se faire mensualiser : cela permet d’éviter un gros montant à sortir en une seule fois à l’automne.
- Le prorata : lors de la signature de l’acte authentique, l’acheteur rembourse au vendeur la taxe foncière au prorata de sa période de détention du bien sur l’année en cours.
3. L’assurance emprunteur et la fiscalité indirecte
Techniquement, l’assurance emprunteur n’est pas un impôt. Mais son coût est souvent assimilé à une « charge forcée » par les acheteurs.
Bonne nouvelle : depuis la loi Lemoine, vous pouvez changer d’assurance à tout moment pour économiser.
4. Les impôts liés à la revente : attention à la plus-value
Si vous revendez votre bien plus cher que vous ne l’avez acheté, vous réalisez une plus-value immobilière.
- Bonne nouvelle : si c’est votre résidence principale, vous êtes exonéré d’impôt.
- Moins bonne nouvelle : si c’est une résidence secondaire ou un investissement locatif, la plus-value est imposée à 19 % + 17,2 % de prélèvements sociaux.
💡 Astuce : au bout de quelques années, des abattements s’appliquent. L’exonération totale intervient au bout de 22 ans pour l’impôt et 30 ans pour les prélèvements sociaux.
5. L’investissement locatif et la fiscalité des loyers
Acheter pour louer, c’est bien… mais n’oubliez pas que les loyers sont imposés !
Deux régimes existent :
- Le micro-foncier (recettes < 15 000 €/an) : abattement de 30 % sur les loyers.
- Le régime réel : vous déduisez vos charges (intérêts d’emprunt, travaux, assurance, taxe foncière…).
👉 Selon votre projet, le régime réel peut être bien plus intéressant… mais il demande un peu de paperasse.
6. Les dispositifs fiscaux actuels
La fiscalité immobilière, ce n’est pas que des contraintes : il existe aussi des dispositifs avantageux.
- Le LMNP (loueur meublé non professionnel) : amortissement du bien et fiscalité allégée sur les revenus locatifs.
- Le déficit foncier : possibilité de réduire ses impôts en déduisant les travaux réalisés dans un logement locatif.
- Nouveaux dispositifs locaux ou sectoriels : certaines communes ou zones tendues proposent encore des avantages fiscaux pour encourager la rénovation ou la location.
7. Anticiper pour mieux acheter
En résumé :
- Avant l’achat : anticipez les frais de notaire et la taxe foncière (et son prorata).
- Pendant la détention : prévoyez l’assurance, l’entretien, la taxe foncière (mensualisée de préférence !) et, si locatif, la fiscalité des loyers.
- À la revente : gardez en tête la fiscalité sur la plus-value.
💡 Le mot de la fin
Acheter un bien immobilier, ce n’est pas seulement une histoire de taux de crédit et d’apport. C’est aussi un jeu avec les règles fiscales. Et si elles peuvent parfois sembler contraignantes, elles sont aussi prévisibles et donc… gérables !
👉 Le secret : ne pas se lancer seul et bien préparer son budget. Et ça, c’est justement mon rôle de courtière 😉
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